ANASTASIA : seras t’il un jour considérer comme un Disney ?

Anastasia est un film d’animation américain réalisés par Gary Goldman et Don Bluth pour la Fox et sortit en 1997

DISTRIBUTION :

Meg Ryan (VF Céline Monssarat) : Anastasia adulte (dialogues)

Liz Callaway (VF Katia Markosky) : Anastasia adulte (chant)

Kirsten Dunts (VF Kelly Marot) : Jeune Anastasia

Lacey Chabert : Jeune Anastasia (chant)

John Cusack (VF Emmanuel Curtil) : Dimitri adulte

Jonathan Dokuchitz : Dimitri (chant)

Skandar Keynes (VF Donald Reignoux) : Jeune Dimitri

Christopher Lloyd (VF Richard Darbois) : Raspoutine

Jim Cummings : Raspoutine (chant)

Kelsey Grammer (VF Jean-Michel Farcy/VF Chant Richard Darbois) : Vladimir

Hank Azaria (VF Patrick Guillemin) : Bartok

Angela Lansbury (VF Lucie Dolène) : L’impératrice douairière Marie

Rick Jones (VF Michel Papineschi) : Le Tsar Nicolas II

Bernadette Peters (VF Barbara Tissier/VF Chant Brigitte Virtudes) : Sophie

DE QUOI PARLE LE FILM ?

Saint-Pétersbourg, 1916. La veille de la révolution qui va le briser, le tsar Nicolas II commémore le tricentenaire dynastique dans l’Empire russe. Sa mère, l’impératrice douairière Marie, se rend au palais pour rejoindre la fête. Elle appelle sa petite-fille cadette, la grande-duchesse Anastasia, et lui fait don d’une boîte à musique qui joue sa berceuse préférée, Loin du froid de décembre (ou Un beau jour de décembre au Québec). Pour consoler la fillette qui l’a priée de ne pas retourner en France, la souveraine l’accompagne d’un collier qui dit Ensemble à Paris.

L’ancien mage devenu sorcier maléfique Raspoutine, que la cour avait pris pour un saint avant de comprendre qu’il avait trahi la famille royale, et qui fut donc banni, apparaît peu après. Le tsar le bannit en vain : Raspoutine appelle la malédiction sur les Romanov et les voue à l’éternelle condamnation pour leur faire payer son bannissement. Les pouvoirs de Raspoutine lui furent donné après qu’il vendit son âme au diable, ce qui provoqua la révolution envahissant la Russie, les nobles fuyant alors la ville mise à sac. La cadette tente de suivre son frère et ses sœurs mais remarque qu’elle n’a pas sa boîte à musique. Suivie de sa grand-mère, elles reviennent sur leurs pas. Alors qu’elles essaient de trouver la boîte, le jeune servant Dimitri les aide à s’enfuir juste au moment où arrivent les bolcheviques. Au même moment, Anastasia entend les balles et comprend que, si elle avait suivi sa famille, elle aurait été abattue.

Marie et Anastasia gagnent une cour pour échapper aux soldats. Raspoutine les y piège et se jette sur la fille quand la glace se lézarde et qu’il se noie dans l’eau qui surgit sous ses pieds. La souveraine et la duchesse tentent alors de gagner un tramway. Marie y accède, mais sa petite-fille tombe et se heurte la tête sur les rails. Elle se perd dans la foule, et Marie s’endeuille.

sources Wikipédia

LE TRAITEMENT DES COULEURS ET DE LA MISE EN SCÈNE (analyse du prologue du film)

Le film est visuellement magnifique, débordant de couleurs, l’univers magique s’y prête à merveille. je vais tenter de vous démontrez ça à travers le prologue du film tout en analysant ce qui s’y passe aussi, les couleurs accentue parfaitement le récit et ce que vivent les personnages.

Le film débute sur le tricentenaire du règne de la famille Romanov, avec l’impératrice Marie faisant la narration (il s’agit d’une narration interne au récit). l’ambiance du palais d’Hiver est très chaude, rassurante, nous souhaiterions presque faire partit des convives, La Famille impériale nous ai ici présentée comme glorieuse, apprécier et unie. (je tient à préciser que je juge le film sans prendre en compte l’histoire avec un grand H, je juge le film, comme une histoire inédite).

Quand Marie retrouve Anastasia, et lui offre la boîte à musique, l’ambiance s’adoucit encore plus, avec des teintes rouges dans le décors, démontrant le fort attachement qu’entretiennent l’impératrice et sa petite fille. c’est un très beau moment, doux et poétique, c’est une très bonne mise en abîme vis a vis de ce qui va arriver après.

Lorsque Raspoutine vient interrompre la fête, l’ambiance change radicalement. Il nous ai introduit via une musique très angoissante, des teintes très foncée, les lumières et la chaleur du palais s’éteignent pour ne laisser qu’une ambiance pesante, ce sont toujours des couleurs chaudes (vous pouvez voir des teintes d’orange, et beaucoup de mauve foncé) mais appuyez comme pour montrer la dangerosité de l’homme qui vient d’apparaître. Raspoutine est présenté en 4 plans avant que son visage nous soit révélé, la narration de Marie laisse entrevoir un personnage profondément diabolique avec des adjectifs comme « Ombre maléfique s’abattant sur la lignée des Romanov ».

Quand le tsar s’interpose devant Raspoutine, nous avons un jeu de couleur très intéressant, Le souverain vêtue de blanc et de bleu, faisant opposition aux ténèbres incarner par le sorcier, il a une posture de sauveur, face à un Raspoutine vêtue d’une robe de moine très sombre, lui incarne le danger. nous pouvons penser que le tsar va avoir le dessus sur le méchant d’une façon où d’une autre de par sa stature et sa position dominante. il bannit Raspoutine, confirmant sa puissance.

Jusqu’au moment où le méchant, insulter, reprend le dessus en sortant son reliquaire et faisant appel aux puissances démoniaques qu’il représente, ici la position change, le tsar ne peu rien faire face à la magie noir, Raspoutine bouffe le décors, c’est lui qui reprend le contrôle sur la situation, en lançant sa malédiction. l’apparition de la couleur verte donne par ailleurs, un aspect maladif, inquiétant et en désaccord avec les autres couleurs. le tsar n’est plus qu’un petit bonhomme impuissant, forcé à écouter les terribles incantations du sorcier, lui annonçant sa mort et celle de ceux qu’il aime. Raspoutine détruit cette ambiance festive au point de détruire le lustre ornant le plafond de la salle de balle, provoquant la peur dans l’assistance.

suite à cela, Raspoutine retourne dans son repère, sans bizarrement que le tsar est tenté quoi-que ce soit pour le stopper, pour vendre son âme afin de pouvoir détruire les Romanov via une très puissante magie. ici les couleurs sont cauchemardesque, rouge, et violette, c’est une image assez violente, un homme près à perdre ce qui fait de lui un humain pour accomplir une vengeance, le rouge est bien-sur évocateur du mal, et du désir maladif de Raspoutine d’accomplir ses bassesses. le violet joue globalement le même rôle, appuyant le désire, la jalousie etc. bref c’est la grande joie chez Raspoutine.

Quand Raspoutine reprend forme humaine, nous sentons bien la toute puissance du personnage, en possession d’une magie surpuissante, le rouge présent derrière le personnage montre bien que la situation est apocalyptique, le vert aide à mettre mal à l’aise de part le désaccord avec le reste des couleurs, chaudes bien qu’inquiétante.

Quand la révolution éclate, les couleurs chaudes deviennent annonciatrice de danger, l’ambiance orangée, n’est plus signe de fête ou de liesse, mais de mort, nous comprenons sans que cela nous soit montrés que la famille Romanov hormis Anastasia et Marie ont étaient tous tués par les bolchéviques (qui ne sont jamais identifiés dans le film). la musique grave et stressante rajoute de la pression à la séquence, Dimitri vient apporter de l’espoir en sauvant les deux femmes avant d’être assommer par les envahisseurs. la boîte à musique de la jeune princesse est perdue dans le feu de l’action.

Mais les deux femmes sont attaquer par Raspoutine en tentant de fuir par la Neva gelée, encore une scène très stressante, nous pensons que le méchant va réussir à tuer la princesse.

Jusqu’à ce que la glace se fende et emporte Raspoutine, nous pouvons y voir une sorte de punition divine, le mal est engloutit par le bien, le blanc est un symbole de pureté, en plus, c’est une jolie référence à la mort du véritable Grigori Raspoutine, laisser pour mort dans la Neva. bien que la, on est en droit de pensé que le sorcier n’est pas mort pour de bon, sinon pas de film.

la dernière séquence du prologue est la fuite dans le train, ici le décors varie entre le côté sombre de la nuit et aussi de la situation, mélanger avec la neige, qui vient un peu adoucir la scène, Marie tente de faire montée sa petite fille dans le wagon pour s’enfuir loin du massacre, mais Anastasia n’y parvient pas et chute. la séquence ce termine par l’amas de foule qui vient cacher le corps inanimée de la princesse, histoire de faire un peu stresser le public sur la survie de la jeune fille. évidemment ça ne se finit pas comme ça.

ce que j’ai essayer de vous faire comprendre plus ou moins adroitement en analysant le prologue du film, c’est au delà des personnages, l’importance de la mise en scène et des couleurs dans le film. c’est globalement la même choses sur l’ensemble du métrage, mais le prologue est ce qui me semblait le plus sympa à analyser!

ANALYSE DES PERSONNAGES PRINCIPAUX

Anastasia – l’héroïne

Anastasia ou Anya est une héroïne très réussie, c’est une jeune femme pétillante, pleine de fougue et d’énergie, elle détonne pas mal des princesses Disney, tout en récupérant leurs meilleurs côtés. son histoire de départ assez tragique nous aide très facilement à rentré en empathie pour elle, nous souhaitons vraiment la voir réussir, retrouvée sa famille et découvrir son identité perdue. ce qui rajoute un plus valu lors des scènes de tensions, car nous craignons réellement pour la vie de l’héroïne. c’est un très bon modèle de femme forte, qui n’a besoin de personne), c’est même elle qui bat Raspoutine comme une grande à la fin, c’est un excellent personnage, un bon modèle pour les petites princesses qui la regarderons.

Dimitri – l’intérêt Romantique un peu bad boy

Dimitri est un personnage lui aussi très sympathique, avant tout à l’origine du sauvetage d’Anastasia et de sa grand-mère au début du film, nous le retrouvons dix ans plus tard, devenu un escroc souhaitant récupérer la récompense promise par l’impératrice douairière à qui lui ramènera sa petite fille, il embarqueras celle qui s’avère être Anastasia dans sa combine, après des débuts tumultueux, les deux jeunes gens vont se découvrir une réelle attirance, Dimitri sauveras à plusieurs reprise la jeune femme des plans de Raspoutine, mais quand il découvre que la femme qu’il aime est la grande duchesse disparue, il se juge indigne d’elle et choisis de disparaître de sa vie, laissant tomber ses désirs de richesse quand il comprend que ça n’a plus aucun sens. le fait qu’elle est découvert son mensonge de départ concernant ses intérêts pour la récompense n’arrangeant pas la situation. L’amour finiras par les rassembler, quand il tente de la sauver des griffes du méchant. puis ils partent ensembles, heureux et libres. j’aime beaucoup ce héros, très imparfait, intéresser au départ, puis comprenant que rien ne vaut l’amour qu’il ressent pour Anastasia, les deux formes un jolie couple.

Raspoutine – Un méchant pas toujours bien gérer

Nous arrivons au point que je souhaiter le plus aborder, bien que je l’ai déjà un peu fait dans mon analyse du prologue, le méchant.. je suis très mitigé le concernant. je trouve qu’ils n’ont pas suent décidés si ils souhaitaient en faire un méchant vraiment effrayant, s’imposant comme une énorme menace, où un personnage serte menaçant au départ mais se révélant être au final, un énorme bouffon incompétent et ridicule.

et ça me gêne pas mal car je trouve qu’au début du film, Raspoutine est vraiment ultra flippant, son désire de détruire les Romanov y aide pas mal, c’est un pur psychopathe, près à tout pour y arriver, et ça marchait relativement bien en plus. un méchant doit être inquiétant, il doit faire peur, et passer le prologue, il n’arrive jamais à garder cette rigueur. on lui donne des scènes comiques, où son corps se démembre, où il déprime car il échoue sans arrêt, et je passe les réactions clownesque a base de je m’étrangle moi-même. et en soit c’est drôle, ça marche bien, mais le personnage n’a pas du tout était présenter comme ça au départ, la où les autre sont réguliers. il aurait peut-être fallu atténuer le côté effrayant pour y calé plus de légèreté, tout en restant intimidant, car le reste du film en souffre beaucoup. Il n’est jamais suffisamment menaçant dans ce qu’il entreprend, et encore une fois, les réactions guignolesque c’était pas forcément utile, ce n’est pas Gargamel. Donc durant le prologue, il est très bien, le reste du film bien que très sympathique à suivre, il est selon moi inconsistant.

Le reste des personnages c’est globalement du très bon, Bartok, et Puka sont de bons personnages secondaires de même que Vladimir ou la très touchante impératrice Marie.

LES CHANSONS

La Rumeur de St-Petersbourg : est une chanson très entraînante, très Broadway, faisant office de passerelle avec le prologue, Les personnages de Dimitri et Vladimir y sont très bien introduit. le rythme et la musique en elle-même est très belle.

Voyage dans le Temps : est la première chanson chantée par l’héroïne, elle s’imagine la vie qu’elle pourrait avoir si elle avait une famille qui l’aime, la chanson possède une ambiance très princesse, mais c’est un très jolie passage touchant et bien écrit, il présente bien Anastasia, et nous fait direct nous attacher à elle.

Loin du froid de Décembre : c’est la chanson culte du film, chantée par Anastasia dans le palais, quand elle se remémore ses souvenirs, et c’est absolument grandiose à tout les niveaux. la musique est somptueuse de même que l’animation, c’est un passage très poétique, avec Voyage dans le temps, c’est ma chanson préféré du film.

Au plus noir de la nuit : est la chanson du méchant, faisant échos à celles de Disney, elle est diablement entraînante, parfaitement chantée en VO comme en VF, Raspoutine déchire dans cette séquence, malgré les problèmes déjà évoquées.

L’apprentissage : est clairement la chanson qui aurait pu être enlevée, elle n’apporte pas grand chose, elle se situe lorsque nos héros tentent de rejoindre Paris, et qu’ils apprennent le protocole à Anastasia, c’est sympa, mais franchement dispensable.

L’apprentissage (valse) : est un jolie moment de rapprochement du couple Anya/Dimitri, avec la chanson courte mais belle chantée par Vladimir.

Paris, tu nous offre ton cœur : est la chanson chantée par la cousine Sophie lors de l’arrivée des héros à Paris. elle n’apporte pas grand choses mais reste très entrainante et reste bien en tête.

Loin du Froid de décembre (reprise) : est la reprise de la chanson titre chantée par Marie et Anastasia, et c’est un moment qui m’émeut beaucoup, très beau passage assez indescriptible.

LA SCÈNE FORTE DU FILM

La scène du cauchemar sur le bateau

Pour moi, la séquence où Anastasia est envoûtée par Raspoutine et manque de se noyée est la scène la plus forte du film. déjà parce que ça me faisait peur gamin, et puis par ce que c’est sublime visuellement, en plus d’être empreint de tension.

Un très grand moment, que ce soit Anya somnambule, où l’apparition des démons en mode film d’horreur, jusqu’au rapprochement certain avec Dimitri qui viens la sauvé. c’est franchement pour moi, le meilleur passage du film sans hésiter, même si attention, c’est assez fort émotionnellement, ça fait peur, et les plus jeunes ne comprendrons pas forcément le sens du rêve (j’ai mis moi-même du temps à comprendre que Raspoutine utilisais les parents d’Anastasia pour la menée à sa mort).

CONCLUSION

Anastasia est un très grand film d’animation avec beaucoup de qualités, ses musiques grandioses, son animation très puissante, ses belles couleurs et son héroïne très forte.

le film n’est pas avar en moment fort, le bateau entre autre, ce n’est pas forcément pour les plus jeunes, l’histoire est complexe, et l’afflux de chanson peut déplaire voir gonfler. sans oubliés les moments pouvant effrayer, le prologue est sombre et dramatique, et Raspoutine mine de rien reste assez dégueu visuellement, fort heureusement, il y a beaucoup de beau passage, sur l’amour, familial et autres, des passages très drôle, et une féerie assez présente, pour surmonter les moments pouvant effrayer les bambins et les bambines.

Ce n’est pas un Disney pour moi, il appartiendras toujours à la Fox, même si oui, il y a une patte Disney indiscutable, malgré le rachat de la Fox par la compagnie aux grandes oreilles, Anastasia, pour moi n’est et ne seras jamais un Disney.

Cela n’enlève rien au fait que c’est un chef d’oeuvre de l’animation, un grand coup de cœur pour moi, et un film culte pour bien des années encore. donc oui, ce n’est peu être pas un Disney, mais ça reste l’un des plus grands dessins-animés au monde.*

vive les Romanov ! vive Anastasia !

donc c’est un grand oui pour ce film, je vous le recommande chaudement.*

Disponible en DVD, BLU RAY, et sur DISNEY +

merci infiniment de m’avoir lu et a très vite mes chers amis !

Laisser un commentaire